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13/11/2025

Compte-rendu de la commission environnement du 25 septembre 2025

Jeudi 25 septembre 2025, les membres de la CLI de Golfech ont assisté à la présentation du bilan environnemental 2024 de la centrale nucléaire de Golfech, à l'avis de l'ASNR et aux résultats des surveillances environnementales commanditées par la CLI

Le compte-rendu de la commission "Fonctionnement, Rejets et Impacts sur l'Environnement" est en téléchargement sur https://www.cligolfech.org/docs-media/s/sv-cli-03/docs/Compte-rendu-de-la-commission-Environnement-du-25-septembre-2025.pdf

Les rapports de la surveillance environnementale 2024 de la CLI de Golfech sont disponibles en téléchargement : https://www.cligolfech.org/docs-media/s/sv-cli-03/docs/Rapports-2024-des-surveillances-environnementales-CLI-de-Golfech.pdf



Compte-rendu de la commission Fonctionnement, Rejets et Impacts sur l’Environnement

Jeudi 25 septembre, de 14h30 à 17h00 à la salle communale de St-Jean-de-Thurac.


Préambule : afin de rendre la lecture de ce compte-rendu plus fluide, celui-ci est organisé par thématique, afin de regrouper les éléments de présentation d’EDF, l’avis de l’ASNR, les questions des membres de la CLI et les réponses de l’exploitant.

Les informations relatives aux surveillances environnementales organisées par le Laboratoire Départemental de Tarn-et-Garonne et la CLI de Golfech sont également rajoutées lorsque les chapitres ci-après sont concernés.


A retenir

Avis général de l’ASNR sur la performance environnementale de la centrale nucléaire de Golfech en 2024 : assez satisfaisante, dans la moyenne nationale.

 



Ordre du jour :

EDF Golfech :

o Présentation des évènements environnementaux de 2025, 2024 et fin-2023

o Présentation du bilan 2024 des rejets et de la surveillance des impacts environnementaux de la centrale nucléaire de Golfech


Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection, bureau de Bordeaux :

o Enseignements des contrôles de l’ASN en matière d’environnement sur l’année 2024.


CLI de Golfech :

o Présentation des résultats de la surveillance environnementale réalisée par le laboratoire départemental de Tarn-et-Garonne




Thématiques abordées pendant cette commission environnement


Disponibilité des supports de présentation avant les réunions de commissions

Avant la première présentation de la réunion, un membre de la CLI de Golfech a demandé à recevoir les supports de présentation plus tôt, au moins 3 jours avant la tenue de chaque commission. En effet, la CLI de Golfech transmet ces documents aux membres inscrits à chaque commission dès réception. La présentation EDF ayant été envoyée à la CLI la veille après 18h00, elle n’a pu être transmise que le matin suivant, le jour de la réunion.

Les représentants EDF de la centrale nucléaire de Golfech se sont engagés à fournir les supports de présentation à la CLI de Golfech au moins 24h avant la tenue de chaque commission. Le délai demandé de 3 jours avant apparait comme non-réalisable d’un point de vue organisationnel.


Les évènements concernant l’environnement au CNPE de Golfech de 2023 à septembre 2025


 

 



Perte de fluides frigorigènes au-delà des 100 kg


EDF : Pertes constatées lors des recharges des réservoirs de fluides frigorigènes sur des groupes froids de grande envergure (60-70kg de perdus sur des groupes pouvant en contenir jusqu’à 2 tonnes), auxquelles peuvent s’ajouter plusieurs pertes sur des petits groupes froids (4-5 kg par groupe), ce qui entraine le dépassement de la limite de déclaration d’évènement qui est de 100 kg.



Les membres de la CLI ont posé des questions à EDF sur :


Les actions engagées pour réduire ces pertes à l’avenir :

Pertes récurrentes constatées depuis plusieurs années.

Le réchauffement climatique va augmenter le risque de perte de fluides frigorigènes, par l’augmentation du nombre de groupes froids.

EDF travaille avec les fabricants de groupes froids pour réduire au maximum les fuites sur les groupes froids, et la CLI de Golfech suivra ces évolutions.


Les fluides frigorigènes perdus et leurs équivalences en CO2 (source : EDF) :

Fluides frigorigènes perdus : R134A et R410A.


Equivalences CO2 :

o L’équivalent CO2 du R134A est 1430 (1kg de fluide a un équivalent de 1430 kg de CO2).

o L’équivalent CO2 du R410A est de de 2088 (1kg de fluide a un équivalent de 2088 kg de CO2).

Les rejets annuels de CO2 et d’équivalent CO2 d’une centrale nucléaire en France est d’environ 1 800 tonnes par an. Les fluides frigorigènes représentent environ 1/3 de ces rejets. Ce chiffre est très variable d’une année sur l’autre et cumule les émissions de fluide frigorigène ci-dessus, le SF6 et les émissions dues aux essais des diésels de secours de sureté du CNPE.


Sachant que l’empreinte carbone annuelle d’un Français est de 9.7 tonnes de CO2 par an, l’impact CO2 annuel moyen d’une centrale nucléaire en France correspond à l’empreinte carbone annuelle de 185 Français.


Selon un membre de la CLI, l’industrie nucléaire est très surveillée sur le sujet des pertes de fluides frigorigènes, mais il n’y a que peu de données au niveau national sur la surveillance des autres industries et leur obligation de déclaration de pertes de fluides frigorigènes.



Fuite d’huile en salle des machines

 

EDF : Dans le cadre de la 3ème visite décennale du réacteur n°2, à l’arrêt, des actions de maintenance sont réalisées sur une tuyauterie transportant de l’huile pour une pompe de soulèvement de l’arbre d’un groupe turbo-alternateur. La pompe est redémarrée alors que le circuit d’huile est ouvert. En 15 minutes, plusieurs dizaines de m3 d’huile minéral sont déversés et vaporisés dans la salle des machines. La totalité de cette huile sera confinée en salle des machines puis pompée. L’huile n’a pas atteint ni le réseau fluvial ni l’environnement extérieure. Lors de la déclaration de l’évènement, l’exploitant a calculé une perte de 28 m3 d’huile. Après remplissage des réservoirs d’huile, la perte est estimée à 60 m3.


Les membres de la CLI ont posé des questions à EDF sur :

Les raisons du redémarrage de la pompe alors que le circuit d’huile était encore ouvert : erreur dans la coordination des acteurs et des actions à réaliser pour cette opération + manque de vérifications avant le redémarrage de la pompe. La CLI demandera à EDF de présenter l’analyse des causes profondes de cet évènement lors de sa prochaine commission Facteurs Sociaux, Organisationnels et Humains.


Les risques « incendie » liés à la rencontre du brouillard d’huile avec un point chaud (par exemple, un équipement industriel en fonctionnement) : cette opération de maintenance a eu lieu dans le cadre de la 3ème visite décennale, réacteur à l’arrêt et toute la chaine de production d’énergie à l’arrêt. Il n’y avait aucun équipement industriel en fonctionnement dans la salle des machines, donc aucun point chaud. Cependant, le risque incendie dans le cas de fuite d’huiles est étudiée et les équipes y sont préparées.


Le volume d’huile échappée, initialement déclaré à 28m3, puis à 60 m3 : une fois que ce type d’événement est maitrisé, les équipes doivent rapidement évaluer le confinement ou non de l’huile échappée, sa dangerosité et les volumes à des fins de déclaration à l’ASNR. La perte d’huile a été calculée à 28 m3. Une fois l’huile évacuée et la salle des machines nettoyée, les opérations de maintenance ont pu reprendre, ainsi que le remplissage du réservoir d’huile. C’est à ce-moment que les équipes EDF ont pu connaitre le volume d’huile qui s’était réellement écoulée lors de cet évènement.


Perte d’une faible quantité de GNR (2025)



  

Dysfonctionnement du déshuileur (2025)


  

 

Dysfonctionnement du déshuileur ayant entrainé des traces d’irisation dans la Garonne (2023)


 

 


Synthèse rédigée par la CLI : le 24 décembre 2023, des traces d’irisation sur la Garonne sont observées sur la Garonne à Lamagistère (3 km à l’aval de la centrale nucléaire). De l’huile minérale issue d’un système de graissage en salle des machines arrive au déshuileur qui ne remplit pas son rôle. L’huile se déverse dans le bassin de récupération des eaux de pluie du site. La vanne-pelle, qui empêche le déversement du bassin de récupération des eaux de pluie, est ouverte, conformément aux règles en usage. L’huile minéral se déverse ainsi dans la Garonne (moins de 2m3 selon EDF).


Avis de l’ASNR : cet événement a mis en lumière un ensemble de dysfonctionnements (perte d’huile initiale en salle des machines, dysfonctionnement du déshuileur suite à une maintenance insuffisante, ronde insuffisante ce jour-là, qui aurait pu permettre de repérer l’huile dans le bassin de récupération des eaux de pluies et de fermer la vanne-pelle avant que l’huile ne rejoigne la Garonne).

L’inspection réactive réalisée par l’ASNR quelques jours après la déclaration de l’évènement par EDF a conclu que :

Une fois l’événement détecté par EDF, la gestion de celui-ci a été plutôt satisfaisante.

La recherche des causes a été menée de façon rigoureuse :

o Des défaillances matérielles, dues à une maintenance incomplète notamment sur le déshuileur.

o Une surveillance insuffisante du bassin de récupération des eaux de pluies.


 


ASNR : À la suite de cet événement, la centrale nucléaire de Golfech a modifié le régime de fonctionnement de la vanne-pelle du bassin de récupération des eaux de pluie. Au lieu qu’elle soit toujours ouverte, par principe et conformément aux règles d’usages au moment de l’incident, celle-ci est maintenant toujours fermée afin de pouvoir contrôler visuellement l’absence d’hydrocarbures en surface avant chaque déversement en Garonne.


Les membres de la CLI ont posé des questions à EDF sur :

Les risques de contamination des réseaux d’eau potable : les Préfectures et la DREAL ont été informées des traces d’irisation en surface de la Garonne, ce qui peut conduire à déclencher un arrêt des pompages d’eau potable situés en aval de la centrale nucléaire. De plus, l’eau de Garonne n’est pas pompée en surface, mais davantage dans le fond du cours d’eau.



Les besoins en eau de la centrale nucléaire de Golfech, ses rejets thermiques et la production électrique en période d’étiage


Rappel des valeurs réglementaires et des besoins en eau de la centrale nucléaire par EDF.

  

 

  

   



Les membres de la CLI ont posé des questions à EDF sur :

La suffisance des 15 millions de m3 d’eau en réserve pour maintenir les niveaux d’eau en cas de sécheresse : EDF dispose de sa propre réserve (10 millions de m3 dans un réservoir exploité par Rives et Eaux, qui en contient 24 millions de m3 en tout) et un complément de 5 millions de m3 est disponible dans ses propres réservoirs exploités par EDF Hydro. Ces 15 millions de m3 d’eau n’ont pas pour mission de maintenir les débits pendant les étiages mais uniquement de compenser l’évaporation d’eau dans les tours aéroréfrigérantes dès lors que les débits de Garonne passent sous le seuil des 85 m3/s. Le maintien des débits à des fins de protection de la biodiversité est la mission de l’Etablissement Public Garonne (ex-SMEAG, Syndicat Mixte d’Etude et d’Aménagement de la Garonne) qui gère un stock de plus de 75 millions de m3 d’eau. Cependant, lorsque EDF commande un lâcher d’eau afin de compenser l’évaporation de ses tours aéroréfrigérantes, cette eau participe également au maintien des débits, en parallèle des lâchers d’eau réalisés par l’Etablissement Public Garonne.


Quels sont les besoins en eau des EPR2 ? Quels sont les résultats des études nationales sur la gestion de la ressource eau à Golfech en cas d’installation de 2 réacteurs EPR 2 à Golfech ? Les besoins en eaux des EPR 2 dépendent directement du design final retenu pour chaque site. La question de la disponibilité de la ressource eau est un point important étudié par le groupe EDF au niveau national. Les études techniques sur chaque site potentiel sont encore en cours. La décision finale des sites d’implantation reviendra au gouvernement français.



Rejets d’effluents radioactifs liquides et gazeux

       






EDF : Les valeurs rejetées sont toujours inférieures voire largement inférieures aux limites réglementaires. Seuls les rejets de tritium liquide en 2024 atteignent 72% de la limite réglementaire. Ce taux de tritium liquide est entièrement dépendant de la production électrique de la centrale nucléaire de Golfech (peu d’activité = peu de tritium liquide). Il est rejeté en Garonne après une période de stockage en réservoir. La mise en réservoir permet la comptabilisation finale avant rejet pour s’assurer du respect des limites réglementaires, le tritium pouvant arriver de plusieurs sources très différentes. Le rejet de celui-ci est dilué dans l’ensemble des effluents de la centrale nucléaire tel que demandé par la réglementation.


Les membres de la CLI ont posé des questions à EDF sur :

L’impact sanitaire de la consommation d’eau tritiée : l’Organisation Mondiale de la Santé définit une limite de potabilité de l’eau à 10 000 becquerels par litre. En France, la limite a été divisée par 100, c’est-à-dire 100 becquerels par litre d’eau potable. A la fin de l’année, si vous n’avez bu que de l’eau avec 100 becquerels de tritium par litre, vous avez augmenté votre exposition à des rayonnements artificiels de 0.001 mSV (soit 0,1% de la radioactivité artificielle non médicale pour le public), ce qui ne représente aucun danger pour les populations (l’Organisation Mondiale de la Santé place la limite à 10%, ce qui correspond à une activité de 10 000Bq/l). De plus, comme le tritium se fixe à l’eau, il est naturellement évacué par le corps humain principalement via les urines dans les 10 jours (période biologique de 10 jours). Le potassium 40 (potassium radioactif naturellement présent sur terre), naturellement présent dans le corps, stocké au niveau des os, a un rayonnement radioactif naturel 4 fois plus important que si vous consommiez de l’eau à 10 000 becquerels par litre tout au long de votre vie.


L’utilisation du tritium pour la fusion nucléaire : le démarrage de la réaction de fusion nucléaire nécessite de grandes quantités de tritium, mais l’intervenant EDF n’a pas connaissance des quantités nécessaire ni des projets de récupération du tritium produits par les centrales nucléaires actuelles pour alimenter les projets de fusion.


L’ASNR a également réalisé une inspection « Prélèvements » le 17 septembre 2024 (eau de Garonne, radioactivité dans des réservoirs d’effluents liquides avant rejets) et confirme qu’il n’y a pas eu de dépassement des valeurs limites sur ces compartiments.

 



Rejets d’éléments chimiques




EDF : Les valeurs sont toujours largement inférieures aux limites réglementaires.

ASNR : Dans le cadre d’une inspection « renforcée environnement », l’ASNR a observé un bon état des aires de dépotage et du bassin d’orage, et a jugé positivement la fermeture de la vanne-pelle du bassin de récupération des eaux de pluies (barrière supplémentaire contre les rejets liquides accidentels en Garonne). Des axes d’amélioration ont été identifiés, concernant notamment les outils et procédures en cas de crise et la performance de certaines installations.

 


Les membres de la CLI ont posé des questions à EDF sur :

L’Hydrazine : à quoi sert-elle ? Est-elle dangereuse pour la santé ? Par quoi la remplacer ? L’hydrazine est un élément chimique qui va réduire le taux d’oxygène dans le circuit secondaire, afin de limiter au maximum les risques de corrosions. L’hydrazine est un produit cancérigène. Comme il se détruit avec la chaleur, sur les centaines de litres qui sont injectés chaque année dans le circuit secondaire, seulement 725 grammes ont rejetés par la centrale nucléaire de Golfech en 2024. Le seuil réglementaire en termes de rejets est de 80 kilos par an.  Des études ont été menées avec d’autres substances réductrices d’oxygène, mais les résultats n’ont pas été satisfaisants. L’hydrazine est actuellement la meilleure solution technique disponible pour limiter la corrosion dans le circuit secondaire des centrales nucléaires. Ce n’est pas la seule parade mise en œuvre (dégazage physique, qualité de l’eau d’appoint, conditionnement à haut pH, surveillance …)


La surveillance amibienne et de l’impact du traitement biocide en Garonne

Préambule rédigé par la CLI :  Le circuit tertiaire, chaud et humide, est un environnement très favorable pour le développement des amibes naturellement présentes dans l’eau de Garonne. EDF réalise chaque année un traitement biocide pour tuer les amibes avant rejets dans la Garonne. Ce traitement chimique peut avoir un impact sur les taux de nitrates et de nitrites dans la Garonne.


   


EDF : Sur l’année 2024, les rejets liés au traitement biocides ont été très inférieurs au prévisionnel, dû à l’arrêt du réacteur n°2 durant l’été pour des raisons d’économies de combustibles et des conditions météorologiques défavorables au développement amibien.

CLI de Golfech : Les résultats des surveillances amibienne et de l’impact du traitement biocide sur l’eau de Garonne, réalisées par le laboratoire départemental de Tarn-et-Garonne (LD82) de 2018 à 2024 permettent d’observer :

Dans le contexte de prolifération amibienne dans le circuit de refroidissement (valeurs d’exemples d’EDF de 871 Naegleria totales/ le 7/07/2025 (tranche 1) et d’un apport calculé par EDF en Garonne de 35 Naegleria totales/l le 11/08/2025) ;

À partir des prélèvements du LD82 sur 280 recherches d’amibes dans les eaux de Garonne, sur 210 mesures de nitrates et de nitrites et de chlore total,

Les analyses de nitrates et nitrites sont accréditées par le COFRAC (portées disponibles sur www.cofrac.fr pour le LD82) :


L’absence d'augmentation significative de valeurs (chlore total, nitrates et nitrites) à l'aval par rapport à l'amont de la centrale.

Les très faibles valeurs en nitrates et nitrites dans la Garonne en regard des seuils de la norme de potabilité,

La difficulté à percevoir un impact du traitement biocide sur l’aval, qui parait imperceptible au travers des nombreux prélèvements réalisés, sur les 3 paramètres recherchés

La présence naturelle d’amibes en amont, et en aval du site

Que l’amibe fortement pathogène Naegleria fowleri n'a pas été trouvée à l’aval du site dans l’eau de Garonne de 2018 à 2024.

La présence régulière de l'amibe Acanthamoeba qui est également pathogène pour l'homme (impact sur les yeux quand infection de lentilles oculaires par manque d’hygiène, encéphalopathies sur sujets immunodéprimés) à des valeurs inférieures à 2 spécimens/ l (2018 à 2021).


Ces résultats sur les mesures faites par le Laboratoire Départemental de Tarn-et-Garonne, témoignent du bon fonctionnement du traitement biocide d’EDF et d’un impact non observable pour le chlore total, les nitrates et les nitrites sur l'eau de Garonne.


La surveillance des eaux souterraines


 


EDF : La surveillance de tritium dans la nappe phréatique est le meilleur moyen d’identification de toute fuite d’effluent liquide radioactif sur le site de la centrale nucléaire. Les valeurs mesurées en 2024 sont très basses (inférieures au seuil de déclaration).


ASNR : les résultats des analyses de tritium dans la nappe phréatique, réalisée par l’ASNR lors de l’inspection « prélèvements » du 17 septembre 2024, confirment qu’il n’y a pas eu de dépassement des valeurs limites de tritium dans la nappe phréatique.

CLI de Golfech : présentation des résultats de la surveillance mensuelle du tritium dans la nappe phréatique réalisé par le laboratoire départemental de Tarn-et-Garonne.


 


Sur les 50 prélèvements annuels de 2012 à 2024 : 

Les analyses (tritium, bêta global) sont accréditées COFRAC et agréées par l’ASNR (Cf rapports CLI remis lors de la commission environnement de septembre 2025).


Il est difficile d’affirmer la présence de tritium de 2012 à 2021 tant les valeurs se situent dans la zone de limite inférieure de capacité analytique


Depuis 2022, aucune activité de tritium n’est mesurée au-dessus de la limite de détection analytique.


Les résultats de cette surveillance mensuelle du tritium dans la nappe phréatique réalisé par le laboratoire départemental de Tarn-et-Garonne corroborent les mesures réalisées par EDF notamment en 2024  avec des valeurs en-dessous des limites de détection des appareils en laboratoire.


La surveillance radioécologique terrestre et aquatique


  

EDF réalise une surveillance des impacts de la centrale nucléaire dans l’environnement (lait, salades, mousses terrestres, couches superficielles terrestres, etc.) et les milieux aquatiques (sédiments, eau, poissons…).



CLI de Golfech : présentation des résultats de la surveillance mensuelle de l’environnement réalisé par le laboratoire départemental de Tarn-et-Garonne.

Cette surveillance indépendante est réalisée depuis 1989, et s’appuie sur 400 prélèvements annuels de l’environnement répartis de Montauban à Agen, puis analysés (Cf rapports CLI remis lors de la commission environnement de septembre 2025) :

Principalement en spectrométrie gamma (accréditée COFRAC sur les produits alimentaires et animaux depuis 1997), agréées ASNR pour ces mesures de radioactivités.

En tritium depuis 1995 sur toutes les eaux prélevées (accréditée COFRAC de 2011 à 2024 et agréée ASNR pour cette mesure de radioactivité).

Et en strontium sur le lait de vache.


Ces prélèvements sont :

Des bioindicateurs (mousses terrestres et plantes aquatiques),

Des eaux de Garonne, de source, de pluie, de nappe, potable

Des laits de vache et de chèvre 

Des cartouches et des filtres atmosphériques,

Des fruits,

Des céréales.


Il en ressort : 

Les radioéléments artificiels émetteurs gamma (Cs137 Cs134 I131 Co58 Co60 Mn54), produits par l’industrie nucléaire : leurs valeurs mesurées sont en dessous des limites analytiques de détection, excepté le Cs137 dans les mousses terrestres.

Les mousses terrestres affichent depuis 10 ans une diminution de la teneur en Cs137.


Le lait de vache et le lait de chèvre : les teneurs en ces émetteurs gamma, dont l’iode radioactive (I131) présentent des valeurs en dessous des limites analytiques de détection.


Surveillance du strontium 90 (pouvant être rejeté en cas de nuage radioactif lors d’un accident sur centrale nucléaire) dans les laits de vache : les valeurs mesurées sont toutes inférieures aux limites de détection analytiques.


Le tritium (présent dans les rejets liquides de la centrale, hydrogène radioactif) est présent ponctuellement à l’aval dans la Garonne, et dans l’eau potable d’Agen distribuée à l’Hôtel du département à des valeurs inférieures à 30 Bq/l de 2022 à 2024. Pour information, la valeur guide de 100 Bq/l (arrêté relatif aux eaux de consommation humaine) déclenche par les Agences régionales de santé des recherches de radioactivité complémentaires sur les eaux potables.


La régulière présence de tritium dans les analyses du LD82 sur l’aval de la centrale nucléaire de Golfech lorsque les dates de prélèvements sont sur les périodes de rejets radioactifs d’EDF.


Les analyses sur les eaux de pluie (Montauban) n’ont pas révélé de radioéléments artificiels émetteurs gamma, ni de tritium au-delà des limites de détection analytiques.


A propos de la surveillance atmosphérique via trois balises atmosphériques (Montauban, Valence d’Agen et Agen), la surveillance 24h sur 24 réalisée n’a pas mis en évidence de pollution radioactive atmosphérique.



Fin de la réunion de la commission Fonctionnement, Rejets et Impacts sur l’Environnement à 17h00

Liste des 31 présents


Bureau de la CLI

1. TERRENNE Jean-Paul - Président délégué

2. GAILLARD Pierre - Vice-Président, Président de la commission « Fonctionnement, Rejets et impacts sur l’Environnement »

3. COMPAGNAT Gilles – Vice-Président, Président de la commission « Facteurs sociaux, Organisationnels et Humains »

4. LABAT Serge - Secrétaire


Centrale nucléaire de Golfech

5. POIRIER Anne – Directrice Déléguée

6. DERVINS Stéphane – Ingénieur Environnement

7. THOUVENIN Régis – Chargé de Mission Prévention des risques Environnement

8. PHILIPPEAU Romain – Responsable communication


Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection

9. LONVAUD Séverine - adjointe au chef du la division de Bordeaux


Agence Régionale de Santé

10. DE FINANCE Nancy – ingénieure de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, section Lot-et-Garonne


Personnes qualifiés et représentants dans le domaine de la sécurité

11. MASSE Christophe – Lieutenant-colonel, délégation militaire départementale de Tarn-et-Garonne

12. SEVIN Renaud – Capitaine, délégation militaire départementale de Tarn-et-Garonne


Collège des élus

13. BAUZEL Stéphane – Conseiller municipal de Plieux

14. BEDIN Christian – Adjoint au maire de Saint-de-Thurac

15. DUPUY Jean – Maire de Saint-Antoine

16. FERAGUS Gilles – Conseiller municipal de Lafox

17. FIELDES Christian : Conseiller municipal de Boudou

18. GESLOT Mickaël : Conseiller municipal de 'Agglo Agen

19. ISSANES Alain – Conseiller municipal de Golfech

20. LARET Claude – Conseiller municipal de Saint-Paul-d’Espis

21. PERNOD Philippe : Adjoint au maire de Peyrecave

22. SIGAUD Patricia : Conseillère municipale de Gramont

23. LECUREUIL Pascal – Conseiller municipal du Passage d’Agen

24. PUGNAIRE Cléa – Conseillère municipale de Goudourville

25. PROUZET Jean – Maire de Saint-Jean-de-Thurac

26. SOFYS Philippe – Maire de Saint-Pierre-de-Clairac


Collège des associations de défense de l’environnement et des consommateurs

27. BOYER Georges – Représentant UFC QUE CHOISIR Tarn-et-Garonne

28. FERNANDES Nathalie – Ma zone contrôlée

29. DUPOUY Nicole - Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature du Lot-et-Garonne

30. LOUBRIAT Anne - Représentante syndicale CGT 47

31. LEBBE Bernard – Chambre de Commerce et d’Industrie du Gers




Liste des 45 excusés :

1. ALEXIS David : Maire de la Sauvetat-de-Savères

2. ARNOSTI Alain : Adjoint au maire d'Auvillar

3. ARS Occitanie

4. BASTIANI Séverine : Conseillère municipale de Perville

5. BERNARD Ambre : Directrice de cabinet - préfecture du Tarn-et-Garonne

6. BLAIN Céline : Trésorière adjointe de la FDAAPPMA32

7. BLANCQUART Philippe - Maire de Sempesserre

8. BOCCHI Jean- Marc : Conseiller municipal de Dondas

9. BOILLOT Pierre : UFC - QUE CHOSIR Tarn-et-Garonne

10. BONHOMME François : Sénateur de Tarn-et-Garonne

11. BURCKEL Sylvie : Conseillère municipale de Gimbrède

12. CAPELLIE Jean-Philippe : Conseiller municipal de Castelculier

13. CASTAGNE Elisabeth : Conseillère départementale de Tarn-et-Garonne

14. CAZE Philippe : Conseiller municipal de Castelculier

15. CCI : Lot-et-Garonne

16. CHAPUS Marie-Dominique : 1%° adjointe au maire de Sistels

17. CLAVE Marie-France : Conseillère Municipale de Marsac

18. COSTES Christian : 1°" adjoint au maire de Caumont

19. DELONCLE Yannick : Conseiller municipal de Pommevic

20. DROUET Franck : Conseiller municipal de Donzac

21. DUCLOVEL-PAME Nathalie : Sous-préfète de Condom

22. DUFFAUT Philippe : Adjoint au maire de Sainte Mère

23. DURRENS Serge : Adjoint au maire de Castelsarrasin

24. FOUCAULT Marc : Conseiller municipal de Gasques

25. HAMELET Marine : Député du Tarn-et-Garonne

26. JALAISE Daniel : représentant UFC QUE CHOISIR 82

27. LAFON Brigitte : 1# adjointe au maire de Saint Nazaire de Valentane

28. LAJANTE Denis : Conseiller municipal de Saint Loup

29. LARTIGUE Ghislaine : Trésorière adjointe de la CLI

30. LAUZZANA Michel : Député du Lot-et-Garonne

31. LAYMAJOUX Christine : Directrice Pôle Agriculture Environnement

32. Transition Energétique

33. Mairie de Brassac

34. MALCAYRAN Jean-Claude : Maire de Saint Maurin

35. MAURIEGE Marie-José : Conseillère départementale de Tarn-et-Garonne

36. MERIEL Guy : Maire de Gasques

37. RODRIGUEZ Claude : Adjoint au maire de Saint Maurin

38. SAINT-PAUL Ghislaine : Déléguée territoriale Midi-Pyrénées IFFO-RME

39. SALABERT Nadège : Conseillère municipale de Lamagistère

40. SCOUPPE Catherine : Adjointe au maire de Pont-du-Casse

41. SIEURAC Pierre : Président de la SSNTG

42. SKRZYPEC Sophia : Directrice de cabinet du Préfet de Lot-et-Garonne

43. VO VAN Paul : Conseiller départemental du Canton de l’Ouest Agenais

44. WEILL Michel : Président du Conseil Départemental de Tarn-et-Garonne

45. ZMUDA Patrick : Délégué communautaire à la CC2R